Revoyons quelques points…

Publié: 6 décembre 2010 par Pierre Soucy dans Non classé

C’est sur ce billet que se termine la tenue de notre blog dans le cadre du cours. Nous avons par conséquent eu l’idée de faire une légère synthèse sur certains points particulièrement intéressants que nous avons soulevé tout au long de la session.

Je crois que nous sommes assez unanimes sur ce point: le logiciel libre peut apporter des avantages au sein d’un gouvernement (que ce soit au fédéral, au provincial et dans les municipalités). D’autre part, nous nous sommes questionnés sur certains aspects que nous avons jugés critiques.

Par exemple, bien que l’encapsulation des données chez les logiciels propriétaires pose une sérieuse entrave à l’avancement du développement des logiciels, un code source ouvert à l’air libre pose-t-il des problèmes de sécurité? Nous avons vu qu’en fait, le code source ouvert rend l’application bien plus malléable, bien plus flexible. Un bogue trouvé peut être réglé dans un laps de temps extrêmement court, ce qui est la majeure partie du temps impossible chez les logiciels propriétaires. C’est quelque chose à prendre en considération, car de nos jours, les techniques d’intrusion sont de plus en plus poussées et il devient donc capital d’être capable de se positionner face à cette problématique.

Autre point: on conditionne les jeunes à utiliser (pour ne nommer que cette compagnie) du Microsoft, à partir du plus jeune âge dans les écoles. C’est quelque chose d’inacceptable. Ne nous le cachons pas: même à l’Université, à la FSA, on nous impose des produits Microsoft, pour soi-disant « nous former à la fine pointe ». Est-ce que c’est de nous couper des alternatives que d’optimiser l’enseignement? Nous avons vu que c’est bel et bien le cas dans la majorité des écoles: les commissions scolaires ferment les yeux et pellettent l’argent par les fenêtres pour avoir des licences à gros frais.

Dernier point particulièrement chaud: la politique-cadre de la ministre Courchesne. On en entend quelque peu parler aux travers des médias, comme quoi il serait question de laisser de plus en plus de place aux logiciels libres dans les ressources informationnelles. C’est dans le cadre du Salon des Logiciels Libres du Québec se déroulant à l’Université Laval que la ministre pourra nous en dire quelques mots. D’ailleurs, Le Soleil a fait paraître un article qui nous fait un peu retenir notre souffle…il sera fort intéressant de surveiller l’aboutissement de ce projet.

Enfin, nous avons également vu qu’un peu partout dans le monde (Brésil, Japon, continent Africain..) on commence à adopter cette vision du logiciel, et que tout ceci nous permet de constater qu’il y a une forte évolution et il a été très intéressant et enrichissant de traiter sur les logiciels libres tout au long de la session. Il reste maintenant à surveiller la situation de notre propre gouvernement; nous nous doutons tout de même que le Salon des Logiciels Libres du Québec, entre autres, sera la pierre angulaire d’une nouvelle façon de traiter les technologies de l’information dans notre communauté.

Merci!

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Le Brésil et le logiciel libre

Publié: 29 novembre 2010 par Joëlle dans Non classé

En 2005, le Brésil célébrait sa 6e édition du Forum International sur le logiciel libre. « Avec plus de 4000 participants et 80 exposants, cette édition du Forum visait résolument à établir des ponts entre le gouvernement, les grandes entreprises et la communauté du logiciel libre » [1]

Historiquement parlant, c’est vers le milieu des années 1990 qu’ont été conçues les premières associations de développeurs de logiciels libres. Le principal projet a été instauré en 1999 au Brésil se nommait Projecto Software Libre (PSL) et avait pour objectif de « rassembler les différents acteurs du logiciel libre et de faire connaître les initiatives des groupes d’utilisateurs et des communautés de développeurs. » [1]

Depuis l’instauration de ce projet dans l’État du Rio Grande do Sul, plusieurs mouvements se sont développés comme le PSL-mulheres qui est un mouvement créé par des femmes voulant développer une vision plus féministe. Aussi, on retrouve aujourd’hui « plusieurs de ces groupes travaillant sur des thématiques comme les aspects légaux du logiciel libre ou sa promotion au sein des différents secteurs comme l’entreprise privée, le gouvernement ou l’armée. » [1]

Quant à son implication au niveau du gouvernement, celui-ci s’est impliqué dès le début du mouvement libre. C’est le Parti des Travailleurs, actuellement à la tête du Brésil, qui a permis au mouvement de se développer avec autant d’effervescence. Dès son élection au pouvoir, le parti a mis en place « des politiques de migration massive [vers le] logiciel libre »[1]. On compte maintenant grâce à eux plus d’une centaine de télécentres utilisant des logiciels libres.

Par contre, ces politiques ont amenés une certaine résistance. Par exemple, « Sergio Amadeu, le plus haut fonctionnaire brésilien chargé des migrations au logiciel libre, a ainsi fait l’objet d’une poursuite de la part du géant Microsoft »[1] à la suite de comparaison entre celle-ci et les narcotrafiquants. Il y a également l’existence de nombreux groupes de pression provenant des entreprises de logiciels propriétaires qui essaient de séduire les membres du gouvernement afin de contrecarrer ses lois.

Bref, le pays en a vu de toutes les couleurs mais n’a jamais abandonné. Une vidéo présente l’inauguration du 10e Forum International du logiciel libre où le président de la République du Brésil raconte ses souvenirs du début de la lutte pour les logiciels libres (vous pouvez aller la voir à http://www.framablog.org/index.php/post/2010/01/25/lula-bresil-discours-logiciels-libres )

Références :

[1] http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/le-bresil-et-le-logiciel-libre

http://www.framablog.org/index.php/post/2010/01/25/lula-bresil-discours-logiciels-libres

Japon et logiciels libres

Publié: 21 novembre 2010 par peboi dans Non classé

Cette semaine j’ai découvert beaucoup d’information concernant le Japon et les logiciels libres. Plusieurs de ses articles sont en anglais mais expriment clairement les besoins du Japon et indique que le gouvernement met de l’avant plusieurs éléments afin d’arriver à ses fins. Depuis Maintenant quelques années, un travail d’équipe s’effectue entre GNU Linux et le gouvernement japonais afin de développer des logiciels libres.

« The Japanese government wants to go open source, as a way to rely less on a single vendor IT software infrastructure. And plenty of vendors are lining up to help make this happen. Oracle, NEC, IBM, HP, Hitachi and Dell are among 10 IT equipment and software vendors that are forming a consortium to develop and sell Linux-based servers and computers for the Japanese market. The central government of Japan says it plans to spend around $1.25 trillion yen, or $10.4 billion, on IT over the next year.”1

Plusieurs se sont aussi concentrés afin de créer des logiciels open source dédiés à une classe différente que la catégorie gouvernementale. Cette différente classe est représentée par la classe affaire et il s’agit d’une section très importante au Japon.

“Open-Xchange, provider of business-class open source collaboration software, announced today an exclusive distribution agreement with Next IT for hosted and on-premises Open-Xchange products in Japan. About Open-Xchange : Open-Xchange is the innovator of scalable and integrated open source e-mail and collaboration solutions for enterprises, academic institutions, and government authorities.”2

De plus le Japon s’est intéressé d’une façon particulière au centre de recherche en technologies afin de développer des logiciels libres.

“The Information Technology Promotion Agency, a Japanese government research institute, is working with the Linux Foundation to accelerate Japan’s adoption of GNU/Linux and other Open Source applications. The joint-venture could serve as an example for similar European institutes.”

“The institute expects the deal to increase the role of Japanese companies in Open Source developments. « We will help Japanese companies promote the use of GNU/Linux, » said Buheita Fujiwara, chairman of the Information-technology Promotion Agency in a statement.”

« In July 2007, the Japanese government made open standards adoption a priority for all government IT procurements. Japan will also develop a GNU/Linux-based system for its legal registration system. » 3

1 http://www.linuxworld.com/newsletters/linux/2007/0507linux2.html

2 http://www.webhostingtalk.com/news/open-source-groupware-comes-to-japan/

3 http://www.osor.eu/news/japan-to-increase-involvement-in-open-source

Pour ce billet, j’ai décidé de faire un petit recensement (pas très scientifique!) des logiciels libres en utilisation au sein des ministères et organismes (MO) du Gouvernement du Québec. Pour ce faire, j’ai fait plusieurs recherches sur le web, et j’ai utilisé le contenu de conférences présentées dans le cadre du cours. Si vous avez d’autres exemples, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires!

Nutch[1] et Hadoop[2]

Utilisation de ces technologies sur les sites web du gouvernement du Québec afin de fournir un moteur de recherche Nutch en lien avec le framework Java libre Hadoop. Cette architecture indexe 400 sites et plus de 500 000 documents.

GNU/Linux et OpenOffice[3]

Divers projets pilote sont en cours au gouvernement, dont celui-ci de migrer des postes bureautiques sous GNU/Linux accompagné de OpenOffice.

Typo3[4]

Le CMS Typo3 est utilisé un peu partout au sein des MO. Ce serait environ 10% des sites web du gouvernement qui l’utiliseraient. Voici une petite liste de MO l’utilisant :

-Le Ministère de la Culture, des communications et la condition féminine[5] (Site web du MCCCF)

-Le Ministère de la santé et services sociaux[6] (Portail national)

-Le Centre des services partagés[3] (Intranet ministériel)

Apache Wicket, Solr et Alfresco

Le Ministère de la sécurité publique utilise un moteur de recherche basé sur Solr traitant plus de 30000 PDFs et utilise une interface Apache Wicket.[2]

Services Québec utilise une application web permettant de définir des capsules d’informations et cela utilise aussi une interface Apache Wicket.[2]

Le Ministère des Services Gouvernementaux et la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec ont un projet pilote se décrivant comme suit : une application web de gestion documentaire basée sur Alfresco et dont l’interface développé avec Apache Wicket.[2]

TWiki

Le Ministère des services gouvernementaux expérimente un espace collaboratif basé sur TWiki. [3]

PostgreSQL, MapServer, MetaCarta, OpenLayers, MapFish, openSUSE, ExtJS et Apache Server

Le Ministère de la sécurité publique utilise ce lot de logiciels libres pour combler ses besoins en géomatique.[7]

Le Ministère des transports a aussi des besoins en géomatique, celui-ci utilise donc lui aussi des logiciels libres comme MapServer et OpenLayers, en plus d’utiliser TileCache.[8]

Logiciels libres de gestion de DNS

Le Secrétariat du Conseil du Trésor utilise dans leur infrastructure des logiciels libres pour la gestion des DNS, désolé je n’ai pas plus de détails quant aux logiciels utilisés…[9]

Apache, Tomcat, Jboss, MySQL, PostgreSQL, Suse Linux

Le Centre des services partagée offre de l’hébergement web basé sur cette série de logiciels libres aux différents MO du gouvernement.[10]

Divers…

Poste de travail : Firefox, Putty, OpenOffice, FileZilla, Gimp, PDFCreator, Thunderbird, Gzip

Infrastructure : MySQL, Apache server, Rsync, Samba, Postfix, IPTables, CVSNt

Développement : Eclipse, Perl, Struts, Hibernate, Log4J, JUnit, GCC

Cette longue série de logiciels libres est déjà utilisée par divers MO. Je ne peux cependant pas préciser dans quel ministère ou organisme, ni à quelle fin. Il est cependant intéressant de constater qu’une multitude de logiciels libres sont utilisés! [11]

Implication du gouvernement

De plus, s’ajoute à l’utilisation des logiciels libres listés ci-haut, une implication dans divers comités, conférences, rédaction de guides et réalisation de projets, tout ceci en lien avec le monde du libre, en voici des exemples :

– Animation d’un comité directeur interministériel sur le logiciel libre (CODELL). [3]

– Participation à la planification et la préparation des conférences sur les logiciels libres et les administrations publiques CLLAP 2006 et 2007[3]

– Réalisation du projet de Portefeuille de logiciels libres et ouverts (POLLO) [3]

– Guide de référence servant à favoriser et encadrer l’intégration des logiciels libres dans le contexte des processus d’approvisionnement existants[11]

Comme je disais au début du billet, si vous avez d’autres références, ou si vous-même travaillez au gouvernement du Québec, il serait intéressant que vous listiez les logiciels libres qui y sont utilisés!

Sources :

[1] http://www.msg.gouv.qc.ca/gel/logiciel_libre/nutch.html

[2] http://www.doculibre.com/realisations.html

[3] http://www.msg.gouv.qc.ca/gel/logiciel_libre/gouv_quebec.html

[4] http://oilq.org/fr/node/3255

[5] http://blogues.dmr.ca/logiciels-libres/2010/01/nouveau-site-web-en-typo3-pour-le-mcccf/

[6] http://blogues.dmr.ca/logiciels-libres/2009/11/dmr-typo3-et-le-reseau-de-la-sante/

[7] Conférence de M. Nicolas Gignac du MSP lors du cours du 2 novembre 2010

[8] http://www.slideshare.net/Geomatique2009/loffre-de-services-et-de-systmes-gomatiques-au-ministre-des-transports

[9] http://www.tc2l.ca/fileadmin/tc2l/media/pdf/QC_Presentation_2003_10_08_FIQ_Final.pdf

[10] http://www.michelleblanc.com/2007/09/27/virage-open-source-gouvernement-du-quebec/

[11] http://www.msg.gouv.qc.ca/documents/logiciel_libre/guide_2007.pdf

Vue du continent africain

Publié: 4 novembre 2010 par peboi dans Non classé

Depuis le tout début nous avons tendance à s’interroger sur les effets que les logiciels libres ont dans les pays industrialisés où très souvent Microsoft est bien installé. Aujourd’hui j’aimerais vous amener dans un tout autre coin du monde où nous pourrons y découvrir l’ampleur majeur de l’implantation des logiciels libres dans les pays en sous-développement principalement ceux du continent africain. Depuis plusieurs années, les pays plus pauvres ont tenté de développer différentes combinaisons à l’aide de Gnu/Linux afin de pouvoir avoir une certaine liberté face à Microsoft.  À l’intérieur de ces pays, nous pouvons y inclure la Chine, la Corée du Nord et l’Inde.[1]

Dans certains pays d’Afrique l’idée des logiciels libres à fait de grands progrès et comme nous le confirme le président de l’association burkinabé des utilisateurs des logiciels libres. À l’intérieur d’une entrevue, il explique que les enjeux pour les gens de l’Afrique ont un impact majeur sur leur mode de vie et leur permettrons d’entrer en contact avec le monde puisque peu de gens dans les pays peuvent avoir accès à Internet à des coûts raisonnables. Par contre, un problème s’impose, les gens ne s’aperçoivent pas toujours de la valeur de l’économie que représente les logiciels libres puisque beaucoup d’entre eux utilisent des logiciels piratés et ils n’ont donc pas l’habitude de payer.  Selon M. Sylvain Zongo, les deux forces des logiciels libres sont la stabilité et la sécurité que ceux-ci offrent.

Pour eux comme pour plusieurs organisations dans le monde le souhait est que les Africains puissent se spécialiser dans la création de logiciels libres qui pourront leur donner un coup de main sur le plan de la gestion. Ainsi des emplois seront créés et il s’agit d’un excellent véhicule pour éduquer la population. [2] Il est donc important d’éduquer les gens au libre :

« En Afrique de l’Ouest, l’une des difficultés pour l’expansion du libre est le manque de ressources humaines. La formation est onéreuse et la conception d’un logiciel coûteuse : « Le libre induit le coût du support, de développement, etc. » affirme Seydina Ndiaye, enseignant et chercheur à l’institut technique de Saint-Louis au Sénégal. »[3]

Malgré les économies énormes que peut représenter le libre en Amérique du Nord ou en Europe par exemple, la situation n’est pas présentée dans une même perspective sur le continent africain.

Québec et logiciels libres: prise 2?

Publié: 25 octobre 2010 par Pierre Soucy dans Gouvernement

À peine notre collègue Stéphane avait-il publié son billet sur les logiciels libres au sein du Gouvernement du Québec (14 octobre) que le lendemain matin, le journaliste du journal Le Soleil Pierre Asselin publiait sur l’avancement d’un projet de restructuration de la gouvernance et des ressources informationnelles au sein de notre propre gouvernement. Ici, l’article en question.

La ministre Michelle Courchesne affirmerait par ailleurs que dans la politique-cadre sur la gouvernance et les ressources informationnelles qu’elle doit déposer dans les prochaines semaines, elle y consacrerait une partie expressément dédiée aux logiciels libres. Il est temps en effet que le vent tourne: d’un côté, le Gouvernement En Ligne se développe et prend de l’expansion; une expansion qu’il semble de plus en plus faire ombrage aux logiciels libres…

Quand on assiste à de faux-départs comme celui du fameux Dossier de santé du Québec, pour ne citer que cet exemple, il m’apparait assez évident que les lacunes cumulent, autant que le retard des projets en question: lancé en 2006, le DSQ devait être opérationnel début 2010… aïe! Donner la chance aux utilisateurs, dans le cadre d’une utilisation de logiciels libres, de contribuer à l’avancement de ce projet aurait certainement pu donner de résultats davantage favorables.

Voici d’ailleurs un article intéressant du Devoir sur le DSQ, avec quelques chiffres…!

Si certains militants péquistes affirment que de grandes économies peuvent être faites, je pense qu’il serait également bon de se pencher sur le facteur-temps; dans l’implantation de logiciels libres, il faut prendre le temps et s’y investir… La place que la ministre Courchesne veut donner aux logiciels libres dans sa sus-nommée politique-cadre est-elle suffisante?

Poudre aux yeux? Lumière au bout du tunnel? Qu’en pensez-vous?

Sources:
Québec prêt à ouvrir une porte au logiciel libre
Le PQ plaide en faveur du logiciel libre
Le Dossier de santé du Québec au point mort
Ainsi qu’un billet de notre blog: Gouvernement en ligne ? Avec des logiciels libres ? En 2007 ?

La France et les logiciels libres en quelques chiffres

Publié: 19 octobre 2010 par Joëlle dans Économique

« Avec un chiffre d’affaires de 730 millions d’euros, le marché français des logiciels libres et des services associés est le plus important sur le Vieux Continent, estime le cabinet Pierre Audoin Consultant (PAC). À titre de comparaison, le même segment a pesé, en Allemagne et au Royaume-Uni, respectivement 444 et 448 millions d’euros. Soit moins de 1 % du CA global du secteur des logiciels et services dans ces deux pays (44,7 et 54,6 milliards d’euros). »

Nos cousins les Français semblent avoir trouvé la formule gagnante pour intégrer les logiciels libres dans leur vie de tous les jours. Grâce à qui? À l’État! Et oui, depuis plusieurs années celui-ci a intégré les logiciels libres au sein de son organisation et ce dans plusieurs ministères. Voici quelques exemples :

1-«  Les gendarmes sont passés à OpenOffice, tout comme les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture et de la Pêche ou encore ceux du ministère de la Justice. ».

2- « Quant à l’outil de messagerie libre Thunderbird, il équipe plusieurs dizaines de milliers de boîtes e-mail de la Caisse nationale d’assurance maladie ; le ministère de l’Équipement et celui de la Défense y ont également recours. »

3- « Depuis quelques années, la Direction générale des impôts (DGI) est passée à l’open source pour la télédéclaration de revenus ; le ministère de l’Éducation nationale utilise également l’OS Linux de Mandriva sur une partie de ses serveurs. »

C’est grâce aux services publics que les logiciels libres se sont tant imposés dans les divers milieux entrepreneurials. Cela a eu un effet domino sur le privé qui a bien vu que les logiciels libres pouvaient être efficients tout en leur épargnant de l’argent et c’est pour cela qu’une grande partie des entreprises ont investi dans ceux-ci. Et preuve que l’approche fonctionne? On pense que d’ici 2011, « le marché des logiciels libres […] devrait atteindre 12,7 milliards […]. À cette date, il grimperait alors en France, à 3 milliards d’euros. »

Qui dit mieux?! Il est vrai qu’au Québec et même au Canada nous ne pouvons rivaliser avec l’investissement qu’il y a présentement en France. Mais le but justement n’est pas de se comparer avec eux mais de se baser sur leurs réussites pour mieux avancer et d’essayer d’investir étape par étape où cela pourrait être fait.

Qu’en pensez-vous?

http://www.zdnet.fr/actualites/la-france-est-devenue-un-pays-phare-pour-le-logiciel-libre-39377576.htm