Cause commune

Publié: 26 septembre 2010 par topaa dans logiciel libre
« Avant que les bénéfices des nouvelles formes de coopération ne s’imposent, nous vivons une période dans laquelle ce sont des mécanismes de propriété (brevets, droits d’auteur patrimoniaux) et de contrôle centralisé par de grandes firmes qui s’emparent des techniques informationnelles. Ces industries de la propriété informationnelle paraissent très différentes les unes des autres, puisqu’elles peuvent produire des semences agricoles tout comme des logiciels, des films ou des émissions télévisées tout comme des médicaments biotechnologiques, ou même distribuer des biens physiques comme les vêtements, auxquels s’ajoute un « surplus informationnel » à travers les marques. »

« … en parallèle avec la folie de la propriété, un nouveau continent apparaît : celui des biens communs informationnels, des créations qui appartiennent à tous parce qu’elles n’appartiennent à personne. Ce continent est celui des logiciels libres, de la science ouverte, des encyclopédies libres, de nouvelles formes artistiques, des médias coopératifs où chacun contribue à créer l’information et à la commenter. C’est le continent du partage et de la démultiplication des connaissances, mais aussi celui de la coopération politique mondiale des acteurs sociétaux préoccupés d’intérêt général. Comme lors de tout changement aussi radical, les nouvelles capacités sont immatures, fragiles, susceptibles d’être perverties ou détournées de leur potentiel. Elles réclament toute notre attention, et ne montreront leur plein potentiel que dans la durée. Mais dès à présent leurs réalisations esquissent de nouvelles sociétés de l’abondance, économes de leurs ressources physiques, mais riches de toute la créativité des êtres humains. Que peut alors le commerce de la rareté au milieu de la création de l’abondance ? »

« Cette coalition remporte ses premières victoires, mais elle se heurte toujours à une résistance obtuse des gouvernements du Nord, qui s’identifient aux groupes d’intérêts de la propriété en proportion de leur puissance, même lorsque cette puissance mine chaque jour davantage les ressources de l’action publique. Cette coalition mondiale pour les biens communs, aussi fragile soit-elle, est la plus précieuse. »

_ extraits du livre intitulé Cause commune.
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