Vue du continent africain

Publié: 4 novembre 2010 par peboi dans Non classé

Depuis le tout début nous avons tendance à s’interroger sur les effets que les logiciels libres ont dans les pays industrialisés où très souvent Microsoft est bien installé. Aujourd’hui j’aimerais vous amener dans un tout autre coin du monde où nous pourrons y découvrir l’ampleur majeur de l’implantation des logiciels libres dans les pays en sous-développement principalement ceux du continent africain. Depuis plusieurs années, les pays plus pauvres ont tenté de développer différentes combinaisons à l’aide de Gnu/Linux afin de pouvoir avoir une certaine liberté face à Microsoft.  À l’intérieur de ces pays, nous pouvons y inclure la Chine, la Corée du Nord et l’Inde.[1]

Dans certains pays d’Afrique l’idée des logiciels libres à fait de grands progrès et comme nous le confirme le président de l’association burkinabé des utilisateurs des logiciels libres. À l’intérieur d’une entrevue, il explique que les enjeux pour les gens de l’Afrique ont un impact majeur sur leur mode de vie et leur permettrons d’entrer en contact avec le monde puisque peu de gens dans les pays peuvent avoir accès à Internet à des coûts raisonnables. Par contre, un problème s’impose, les gens ne s’aperçoivent pas toujours de la valeur de l’économie que représente les logiciels libres puisque beaucoup d’entre eux utilisent des logiciels piratés et ils n’ont donc pas l’habitude de payer.  Selon M. Sylvain Zongo, les deux forces des logiciels libres sont la stabilité et la sécurité que ceux-ci offrent.

Pour eux comme pour plusieurs organisations dans le monde le souhait est que les Africains puissent se spécialiser dans la création de logiciels libres qui pourront leur donner un coup de main sur le plan de la gestion. Ainsi des emplois seront créés et il s’agit d’un excellent véhicule pour éduquer la population. [2] Il est donc important d’éduquer les gens au libre :

« En Afrique de l’Ouest, l’une des difficultés pour l’expansion du libre est le manque de ressources humaines. La formation est onéreuse et la conception d’un logiciel coûteuse : « Le libre induit le coût du support, de développement, etc. » affirme Seydina Ndiaye, enseignant et chercheur à l’institut technique de Saint-Louis au Sénégal. »[3]

Malgré les économies énormes que peut représenter le libre en Amérique du Nord ou en Europe par exemple, la situation n’est pas présentée dans une même perspective sur le continent africain.

Publicités
commentaires
  1. jfgob1 dit :

    En effet, les logiciels libres semblent être une solution de plus en plus populaires dans les pays en voie de développement comme en Afrique.

    Nous n’avons qu’à penser au projet one laptop per child (OLPC) qui a offert à de nombreux enfants d’afrique un ordinateur roulant sous linux (http://laptop.org/en/).

    La distribution Ubuntu origine aussi de ce continent. Même son nom « Ubuntu » est africain et signifie « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubuntu).

    Plusieurs raisons peuvent expliqué cette popularité des logiciels libres sur le continent africain. Le coût est bien entendu une raison majeure car la plupart des habitants (et le gouvernement) n’ont pas les moyens de se payer les licences Microsoft. Une autre raison est qu’il est beaucoup plus facile de migrer vers linux quand on a rien connu avant. Si le premier ordinateur que l’on utilise est sous linux, alors nous n’avons pas à faire d’effort de migration d’une façon de faire vers une autre.

    Bref, le logiciel libre est une solution fabuleuse qui montre comment une communauté peut s’entraider afin de construire un monde meilleur.

  2. lagringadufour dit :

    Très intéressant comme point de vue! Il faut toutefois ajouter que le choix des logiciels ne dépend pas toujours des Africains eux-mêmes. Les entreprises et organismes qui investissent dans les pays en développement imposent souvent leur choix sur un éventail de ressources, incluant les logiciels. C’est le cas notamment des réseaux de Caisses de crédit dont le développement est appuyé par Desjardins International et l’ACDI. Dans certains cas, le choix du logiciel qui supporte l’ensemble du réseau a été imposé par Desjardins lui-même.

    Microsoft a également localisé Windows dans une grande quantité de langues et dialectes (à travers des LIP) qui ne sont pas supportés par les logiciels libres. Lorsque confronté au choix d’un système d’opération, il est fort à parier que les utilisateurs seront tenté par un OS localisé en Swahili (Kenya, Tanzanie), en Amharic (Éthiopie) ou en Igbo (Nigéria).

    PS Pouvez-vous effacer le commentaire précédent? C’était une erreur…

    • jfgob1 dit :

      Très intéressant. Je croyais justement que l’un des arguments en faveur des logiciels libres était que ceux-ci pouvaient être traduits dans plusieurs langues et dialectectes par la communauté et que les grands éditeurs ne feraient pas l’efford d’effectuer cette traduction parce que cela ne leur rapporterait pas assez (ROI). Dans ce cas, il semble que ce soit la situation inverse qui se produit. J’imagine que le gain anticipé par Microsoft si ces pays adoptent Windows doit donc être assez important.

      Concernant l’autre point soit que certains logiciels sont imposés aux pays en voie de développement, connaissez-vous les raisons qui poussent des entreprises comme Desjardins à imposer des logiciels particulier? Je peux comprendre que des sociétés comme Microsoft veulent imposer ses propres logiciels mais qu’en est-il de Desjardins?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s