Archives de la catégorie ‘Gouvernement’

Pour ce billet, j’ai décidé de faire un petit recensement (pas très scientifique!) des logiciels libres en utilisation au sein des ministères et organismes (MO) du Gouvernement du Québec. Pour ce faire, j’ai fait plusieurs recherches sur le web, et j’ai utilisé le contenu de conférences présentées dans le cadre du cours. Si vous avez d’autres exemples, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires!

Nutch[1] et Hadoop[2]

Utilisation de ces technologies sur les sites web du gouvernement du Québec afin de fournir un moteur de recherche Nutch en lien avec le framework Java libre Hadoop. Cette architecture indexe 400 sites et plus de 500 000 documents.

GNU/Linux et OpenOffice[3]

Divers projets pilote sont en cours au gouvernement, dont celui-ci de migrer des postes bureautiques sous GNU/Linux accompagné de OpenOffice.

Typo3[4]

Le CMS Typo3 est utilisé un peu partout au sein des MO. Ce serait environ 10% des sites web du gouvernement qui l’utiliseraient. Voici une petite liste de MO l’utilisant :

-Le Ministère de la Culture, des communications et la condition féminine[5] (Site web du MCCCF)

-Le Ministère de la santé et services sociaux[6] (Portail national)

-Le Centre des services partagés[3] (Intranet ministériel)

Apache Wicket, Solr et Alfresco

Le Ministère de la sécurité publique utilise un moteur de recherche basé sur Solr traitant plus de 30000 PDFs et utilise une interface Apache Wicket.[2]

Services Québec utilise une application web permettant de définir des capsules d’informations et cela utilise aussi une interface Apache Wicket.[2]

Le Ministère des Services Gouvernementaux et la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec ont un projet pilote se décrivant comme suit : une application web de gestion documentaire basée sur Alfresco et dont l’interface développé avec Apache Wicket.[2]

TWiki

Le Ministère des services gouvernementaux expérimente un espace collaboratif basé sur TWiki. [3]

PostgreSQL, MapServer, MetaCarta, OpenLayers, MapFish, openSUSE, ExtJS et Apache Server

Le Ministère de la sécurité publique utilise ce lot de logiciels libres pour combler ses besoins en géomatique.[7]

Le Ministère des transports a aussi des besoins en géomatique, celui-ci utilise donc lui aussi des logiciels libres comme MapServer et OpenLayers, en plus d’utiliser TileCache.[8]

Logiciels libres de gestion de DNS

Le Secrétariat du Conseil du Trésor utilise dans leur infrastructure des logiciels libres pour la gestion des DNS, désolé je n’ai pas plus de détails quant aux logiciels utilisés…[9]

Apache, Tomcat, Jboss, MySQL, PostgreSQL, Suse Linux

Le Centre des services partagée offre de l’hébergement web basé sur cette série de logiciels libres aux différents MO du gouvernement.[10]

Divers…

Poste de travail : Firefox, Putty, OpenOffice, FileZilla, Gimp, PDFCreator, Thunderbird, Gzip

Infrastructure : MySQL, Apache server, Rsync, Samba, Postfix, IPTables, CVSNt

Développement : Eclipse, Perl, Struts, Hibernate, Log4J, JUnit, GCC

Cette longue série de logiciels libres est déjà utilisée par divers MO. Je ne peux cependant pas préciser dans quel ministère ou organisme, ni à quelle fin. Il est cependant intéressant de constater qu’une multitude de logiciels libres sont utilisés! [11]

Implication du gouvernement

De plus, s’ajoute à l’utilisation des logiciels libres listés ci-haut, une implication dans divers comités, conférences, rédaction de guides et réalisation de projets, tout ceci en lien avec le monde du libre, en voici des exemples :

– Animation d’un comité directeur interministériel sur le logiciel libre (CODELL). [3]

– Participation à la planification et la préparation des conférences sur les logiciels libres et les administrations publiques CLLAP 2006 et 2007[3]

– Réalisation du projet de Portefeuille de logiciels libres et ouverts (POLLO) [3]

– Guide de référence servant à favoriser et encadrer l’intégration des logiciels libres dans le contexte des processus d’approvisionnement existants[11]

Comme je disais au début du billet, si vous avez d’autres références, ou si vous-même travaillez au gouvernement du Québec, il serait intéressant que vous listiez les logiciels libres qui y sont utilisés!

Sources :

[1] http://www.msg.gouv.qc.ca/gel/logiciel_libre/nutch.html

[2] http://www.doculibre.com/realisations.html

[3] http://www.msg.gouv.qc.ca/gel/logiciel_libre/gouv_quebec.html

[4] http://oilq.org/fr/node/3255

[5] http://blogues.dmr.ca/logiciels-libres/2010/01/nouveau-site-web-en-typo3-pour-le-mcccf/

[6] http://blogues.dmr.ca/logiciels-libres/2009/11/dmr-typo3-et-le-reseau-de-la-sante/

[7] Conférence de M. Nicolas Gignac du MSP lors du cours du 2 novembre 2010

[8] http://www.slideshare.net/Geomatique2009/loffre-de-services-et-de-systmes-gomatiques-au-ministre-des-transports

[9] http://www.tc2l.ca/fileadmin/tc2l/media/pdf/QC_Presentation_2003_10_08_FIQ_Final.pdf

[10] http://www.michelleblanc.com/2007/09/27/virage-open-source-gouvernement-du-quebec/

[11] http://www.msg.gouv.qc.ca/documents/logiciel_libre/guide_2007.pdf

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Québec et logiciels libres: prise 2?

Publié: 25 octobre 2010 par Pierre Soucy dans Gouvernement

À peine notre collègue Stéphane avait-il publié son billet sur les logiciels libres au sein du Gouvernement du Québec (14 octobre) que le lendemain matin, le journaliste du journal Le Soleil Pierre Asselin publiait sur l’avancement d’un projet de restructuration de la gouvernance et des ressources informationnelles au sein de notre propre gouvernement. Ici, l’article en question.

La ministre Michelle Courchesne affirmerait par ailleurs que dans la politique-cadre sur la gouvernance et les ressources informationnelles qu’elle doit déposer dans les prochaines semaines, elle y consacrerait une partie expressément dédiée aux logiciels libres. Il est temps en effet que le vent tourne: d’un côté, le Gouvernement En Ligne se développe et prend de l’expansion; une expansion qu’il semble de plus en plus faire ombrage aux logiciels libres…

Quand on assiste à de faux-départs comme celui du fameux Dossier de santé du Québec, pour ne citer que cet exemple, il m’apparait assez évident que les lacunes cumulent, autant que le retard des projets en question: lancé en 2006, le DSQ devait être opérationnel début 2010… aïe! Donner la chance aux utilisateurs, dans le cadre d’une utilisation de logiciels libres, de contribuer à l’avancement de ce projet aurait certainement pu donner de résultats davantage favorables.

Voici d’ailleurs un article intéressant du Devoir sur le DSQ, avec quelques chiffres…!

Si certains militants péquistes affirment que de grandes économies peuvent être faites, je pense qu’il serait également bon de se pencher sur le facteur-temps; dans l’implantation de logiciels libres, il faut prendre le temps et s’y investir… La place que la ministre Courchesne veut donner aux logiciels libres dans sa sus-nommée politique-cadre est-elle suffisante?

Poudre aux yeux? Lumière au bout du tunnel? Qu’en pensez-vous?

Sources:
Québec prêt à ouvrir une porte au logiciel libre
Le PQ plaide en faveur du logiciel libre
Le Dossier de santé du Québec au point mort
Ainsi qu’un billet de notre blog: Gouvernement en ligne ? Avec des logiciels libres ? En 2007 ?

En 2004, un député du gouvernement Charest déposa son rapport concernant un projet appelé « Le Gouvernement en ligne ». Ça vous rappelle certainement quelque chose. Depuis ce temps, en avez-vous entendu parler dans les médias ? Très peu n’est-ce pas ? Pourtant c’était une promesse du programme électoral du gouvernement Charest, et l’échéancier parlait de 2007.

Lors du dépôt du document, les médias ont remarqué le manque de sérieux, effectivement, le premier ministre lui-même était absent ainsi que la présidente du Conseil du trésor. De plus, aucun budget n’y était alloué, les dépenses devaient se faire à même les budgets existants.

Un des aspects intéressants ce de rapport, est que l’un des trois moyens cités pour en arriver à réaliser le gouvernement en ligne, était «  en laissant place aux logiciels libres » (page 158). Déjà en 2004, le rapport listait une série de pays ayant amorcé une réflexion face au recours aux logiciels libres.

Le député y dresse aussi une liste d’avantages, que ce soit les économies réalisées, l’accès gratuit aux plus récentes technologies, les audits de sécurité facilités, les problèmes résolus plus rapidement en moyenne, l’autonomie technologique, et j’en passe.

Fait intéressant, l’Université Laval a été mise à contribution dans ce rapport. Un groupe de recherche a étudié les aspects légaux des changements reliés à la migration vers des logiciels libres, les risques, les avantages et désavantages, le coût total ainsi que les économies pouvant être faites.

Dernièrement la Cour supérieure du Québec a dénoncé la RRQ pour ne pas avoir tenu compte des logiciels libres dans un appel d’offres. On en a déjà discuté dans un autre « billet » sur notre blogue.  Je trouve désolant de voir que des années auparavant, le logiciel libre constituait une avenue sérieuse pour les projets du gouvernement, et que de nos jours, on ne les considère même pas dans un appel d’offres…

Plus récemment encore, un article est paru dans les journaux intitulé : « Le PQ plaide en faveur du logiciel libre ».  Deux députés « ont monté un dossier pour dénoncer l’inertie du gouvernenent libéral dans ce dossier » Ce dossier aurait du d’après moi être rédigé il y a quelques années..

Espérons que ces deux derniers points récents paveront la voie à suivre afin que notre gouvernement emboîte le pas à d’autres gouvernements qui ont déjà adoptés le logiciel libre.

 

Source :

Article du 9 octobre 2010, Le PQ plaide en faveur du logiciel libre

Article du Devoir Technologie : Gouvernement en ligne

Le Rapport sur le Gouvernement en ligne, 2004

Article de notre blogue : « Victoire des logiciels libres! »