En 2004, un député du gouvernement Charest déposa son rapport concernant un projet appelé « Le Gouvernement en ligne ». Ça vous rappelle certainement quelque chose. Depuis ce temps, en avez-vous entendu parler dans les médias ? Très peu n’est-ce pas ? Pourtant c’était une promesse du programme électoral du gouvernement Charest, et l’échéancier parlait de 2007.

Lors du dépôt du document, les médias ont remarqué le manque de sérieux, effectivement, le premier ministre lui-même était absent ainsi que la présidente du Conseil du trésor. De plus, aucun budget n’y était alloué, les dépenses devaient se faire à même les budgets existants.

Un des aspects intéressants ce de rapport, est que l’un des trois moyens cités pour en arriver à réaliser le gouvernement en ligne, était «  en laissant place aux logiciels libres » (page 158). Déjà en 2004, le rapport listait une série de pays ayant amorcé une réflexion face au recours aux logiciels libres.

Le député y dresse aussi une liste d’avantages, que ce soit les économies réalisées, l’accès gratuit aux plus récentes technologies, les audits de sécurité facilités, les problèmes résolus plus rapidement en moyenne, l’autonomie technologique, et j’en passe.

Fait intéressant, l’Université Laval a été mise à contribution dans ce rapport. Un groupe de recherche a étudié les aspects légaux des changements reliés à la migration vers des logiciels libres, les risques, les avantages et désavantages, le coût total ainsi que les économies pouvant être faites.

Dernièrement la Cour supérieure du Québec a dénoncé la RRQ pour ne pas avoir tenu compte des logiciels libres dans un appel d’offres. On en a déjà discuté dans un autre « billet » sur notre blogue.  Je trouve désolant de voir que des années auparavant, le logiciel libre constituait une avenue sérieuse pour les projets du gouvernement, et que de nos jours, on ne les considère même pas dans un appel d’offres…

Plus récemment encore, un article est paru dans les journaux intitulé : « Le PQ plaide en faveur du logiciel libre ».  Deux députés « ont monté un dossier pour dénoncer l’inertie du gouvernenent libéral dans ce dossier » Ce dossier aurait du d’après moi être rédigé il y a quelques années..

Espérons que ces deux derniers points récents paveront la voie à suivre afin que notre gouvernement emboîte le pas à d’autres gouvernements qui ont déjà adoptés le logiciel libre.

 

Source :

Article du 9 octobre 2010, Le PQ plaide en faveur du logiciel libre

Article du Devoir Technologie : Gouvernement en ligne

Le Rapport sur le Gouvernement en ligne, 2004

Article de notre blogue : « Victoire des logiciels libres! »

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Israël et logiciels libres

Publié: 7 octobre 2010 par peboi dans juridiction

Vendredi, 1er octobre, le journaliste Philippe Mercure du journal de la Presse a rédigé un article très intéressant sur l’état Hébreu d’Israël. Cet article nous présente Israël comme étant un leader en développement et en innovations tehnologiques. Les dirigeants de l’état hébreu auraient trouvé plusieurs façons de se démarquer sur le plan technologiques depuis les dernières années.

« Les Israéliens inventent, brevettent et lancent des entreprises plus que quiconque sur la planète. Le Québec, qui traîne la patte en matière d’innovation, peut-il apprendre de l’état hébreu ? »

Certes, il est important de se poser la question et de connaître les mesures qui ont été mises en place afin de réussir une telle prolifération ? Dans cet article, il est précisé qu’Israël recèle d’idées audacieuses ce qui leur permet de se démarquer.

«  À Tel-Aviv, une métropole bourdonnante, les boîtes de technologies de l’information et de la technologies polluent ». Devant ce vent d’entreprenariat le gouvernement Israélien a accouché d’initiatives-clés qui ont permis de l’encadrer et de le faire fleurir. Attiré par autant de mesure d’encouragement que le talent et les idées, les multinationales sont rapidement débarqués, amenant avec elle l’argent, les réseaux et l’expertise. »

Il est aussi important de savoir que l’État d’Israël a depuis longtemps résigné le renouvellement de la licence avec Microsoft. En 2003, l’état Hébreu a prit la résolution de ne pas renouveler ces licences afin de développer de nouveaux outils et de bien sur sauver quelques sous.

Il existe même un site www.israelvalley.com sur lequel il vous est possible de suivre toutes les nouveautés technologiques en tout genre. Celui-ci se réfère certainement à Silicone Valley en comparatif aux États-unis.

Enfin, selon vous quelles seraient les bonnes stratégies d’implantation que nous pourrions utiliser au Québec afin d’améliorer notre utilisation avec les logiciels libres et comment pouvons assurer une création  de ces logiciels libres au Québec ?  

Références :

Article du journal « La Presse » , auteur : Philippe Mercure, parution le 1er Octobre 2010. Article consulté à partir de Eureka le mardi 5 Octobre 2010.
http://www.theregister.co.uk/2003/12/15/israel_accelerates_free_software_migration/

Victoire des logiciels libres!

Publié: 1 octobre 2010 par Joëlle dans juridiction
Le 3 juin dernier, la Cour Supérieure a dénoncé l’acte de la Régie des rentes du Québec (RRQ) de ne pas avoir fait d’appel d’offres, en février 2008, avant de faire l’acquisition de logiciels Microsoft.

« […] le magistrat donne entièrement raison à la compagnie Savoir-Faire Linux (SFL), à l’origine de cette poursuite contre la RRQ et le Centre de services partagés du Québec […] après s’être vu refuser, par la Régie, l’autorisation de soumettre une proposition à partir du système Linux, lors de l’acquisition de systèmes d’exploitation et de suites bureautiques pour 500 postes de travail. »

Cette victoire donne une chance aux logiciels libres de se faire valoir et leur donnent un pouvoir politique à l’intérieur même du gouvernement. Celui-ci ne pourra à l’avenir négliger ou refuser toute offre de la part de compagnie tel SFL pour l’implantation de logiciel libre.

Malheureusement, la transaction faite en 2008 n’a pas été annulée. Mais le juge «  estime malgré tout «juste et nécessaire» de déclarer que la Régie a agi illégalement en procédant à cette acquisition sans recherche sérieuse et documentée. Il conclut qu’elle ne pouvait attribuer ce contrat sans appel d’offres. »

 «Le premier bénéficiaire de ce jugement, c’est l’État québécois qui est libéré de l’emprise des multinationales». «Tout ce que j’ai gagné, c’est le droit d’être comparé aux autres dans un marché libre et concurrentiel.» a déclaré M. Béraud président du SFL.

Il a ajouté qu’il « ne pouvait pas espérer mieux […]. J’en profite pour lancer un appel solennel aux partis politiques et au gouvernement Charest de se saisir de la question du logiciel libre. Le logiciel libre, c’est de l’indépendance technologique, des emplois locaux, des systèmes d’information moins coûteux, plus efficaces.»

Qu’en pensez-vous? Selon vous le jugement est-il satisfaisant?

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/science-et-technologie/201006/03/01-4286630-le-logiciel-libre-remporte-une-victoire-en-cour.php

Joëlle Boucher

Cuba lance son propre GNU/Linux…

Publié: 27 septembre 2010 par Pierre Soucy dans logiciel libre
J’ai été très surpris de trouver, sur silicon.fr (actualités en temps réel sur les technologies de l’information), cet article fort intéressant sur Nova Linux, une distribution qui a vu le jour à Cuba et qui est destinée à prôner leur indépendance logicielle. Ce pays en voie de développement pourra certainement s’en servir comme tremplin économique. En effet, selon ce que rapporte Ramiro Valdes, ministre des communications, le but visé est d’étendre le logiciel libre dans le parc informatique du pays dans une proportion d’au moins 50% d’ici quelques années…

Comme quoi, tout n’est pas perdu!

Les autres pays devraient suivre cet exemple et emboîter le pas en développant une distribution GNU/Linux qui les aiderait fortement, selon moi, à se départir de plus en plus du joug « propriétaire ». Ils ont ici l’opportunité d’adopter une méthode leur permettant d’avoir un parc informatique ajusté et répondant à leurs besoins. Que demander de plus?

Cause commune

Publié: 26 septembre 2010 par topaa dans logiciel libre
« Avant que les bénéfices des nouvelles formes de coopération ne s’imposent, nous vivons une période dans laquelle ce sont des mécanismes de propriété (brevets, droits d’auteur patrimoniaux) et de contrôle centralisé par de grandes firmes qui s’emparent des techniques informationnelles. Ces industries de la propriété informationnelle paraissent très différentes les unes des autres, puisqu’elles peuvent produire des semences agricoles tout comme des logiciels, des films ou des émissions télévisées tout comme des médicaments biotechnologiques, ou même distribuer des biens physiques comme les vêtements, auxquels s’ajoute un « surplus informationnel » à travers les marques. »

« … en parallèle avec la folie de la propriété, un nouveau continent apparaît : celui des biens communs informationnels, des créations qui appartiennent à tous parce qu’elles n’appartiennent à personne. Ce continent est celui des logiciels libres, de la science ouverte, des encyclopédies libres, de nouvelles formes artistiques, des médias coopératifs où chacun contribue à créer l’information et à la commenter. C’est le continent du partage et de la démultiplication des connaissances, mais aussi celui de la coopération politique mondiale des acteurs sociétaux préoccupés d’intérêt général. Comme lors de tout changement aussi radical, les nouvelles capacités sont immatures, fragiles, susceptibles d’être perverties ou détournées de leur potentiel. Elles réclament toute notre attention, et ne montreront leur plein potentiel que dans la durée. Mais dès à présent leurs réalisations esquissent de nouvelles sociétés de l’abondance, économes de leurs ressources physiques, mais riches de toute la créativité des êtres humains. Que peut alors le commerce de la rareté au milieu de la création de l’abondance ? »

« Cette coalition remporte ses premières victoires, mais elle se heurte toujours à une résistance obtuse des gouvernements du Nord, qui s’identifient aux groupes d’intérêts de la propriété en proportion de leur puissance, même lorsque cette puissance mine chaque jour davantage les ressources de l’action publique. Cette coalition mondiale pour les biens communs, aussi fragile soit-elle, est la plus précieuse. »

_ extraits du livre intitulé Cause commune.

Ça commence à l’école…

Publié: 25 septembre 2010 par topaa dans logiciel libre
La place de Microsoft dans le domaine de l’informatique est imposante. En effet, windows et une fameuse suite bureautique sans oublier internet explorer sont omniprésents dans nos foyers, nos entreprises et nos institutions. Par contre, les avantages des logiciels libres sont indéniables. Un des intérêts importants de ceux-ci est l’accès au code source. Ce détail fondamental favorise sans aucun doute la stimulation, entre autres, de  l’apprentissage, des capacités intellectuelles, de la créativité et de la motivation particulièrement des jeunes mais surtout des informaticiens de ce monde. Un facteur d’épanouissement social considérable…

La part de marché du logiciel libre est grandissante mais présentement incomparable avec celle qu’occupe les ambassadeurs des systèmes propriétaires. À mon avis, pour renverser cette vague, la transition passe par la promotion, l’enseignement et l’utilisation dans les écoles dès le plus jeune âge pour réduire aussi rapidement que possible l’emprise du quasi-monopole qu’à créé avec un ami le célèbre richissime Bill Gates.

Captivité & dépendance

Publié: 22 septembre 2010 par topaa dans logiciel libre
Le système d’information est fondamental pour toute organisation mais surtout pour un gouvernement. Il est donc essentiel que les autorités puissent savoir, en tout temps, de quelle manière et à quelle fin les données sont utilisées. En effet, l’encapsulation des logiciels propriétaires rend l’accès à leur contenu impossible ce qui pose, à mon avis, un sérieux problème de sécurité et de continuité du service. Par contre, l’ouverture et la disponibilité complète du code peut légitimement soulever, selon moi, les mêmes craintes. Donc, que faire… Une combinaison des deux? Pourrait-on envisager une portion de code ou un/des logiciel(s) propriétaire(s) développé(s) à l’interne pour sceller le tout?

Très intéressants : Étude 2004 Défense nationale du Canada(suggestion –> pages 14 à 19 / 542), 2010 au Québec

Qu’en pensez-vous?